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Comment obtient-on le vin rosé ?

Qu’il soit rouge, blanc ou rosé, le vin ne manque généralement pas sur les tables des grands festins. Il s’agit d’un breuvage qui traverse le temps et les époques sans perdre sa valeur aux yeux des consommateurs. Ces dernières années, le vin rosé connaît un attrait exceptionnel. Cela est dû à sa couleur, sa texture et son goût spécifiques et agréables. Cependant, peu sont les personnes qui savent comment on obtient cette boisson rosée tant appréciée à travers le monde. Comment fabrique-t-on le vin rosé ? Découvrez dans les lignes suivantes, le processus d’obtention de ce produit vinicole. 

 Le choix de raisin adéquat et la récolte

Plusieurs rumeurs stipulent que le vin rosé n’est que le produit issu du mélange du vin rouge et du vin blanc. Mais, la production du véritable vin rosé est bien plus complexe. Pour obtenir un bon vin rosé, il faut bien faire le choix du raisin. En effet, le cépage le plus sollicité pour la production de cette boisson est le Pinot noir notamment le Syrah et le Grenache. Toutefois les cépages blancs confèrent un peu plus d’acidité aux vins rosés. D’or et vins, donne plus d’informations. 

Pour que la couleur du vin soit plus nuancée et que la coloration violacée soit beaucoup plus accentuée, le vinificateur doit choisir des raisins dépourvus d’oxydases. Cela rehausse la vivacité et la stabilité du vin rosé. Aussi l’arôme est beaucoup plus net et dépourvu de goûts terreux. En pratique, le vinificateur doit trouver le compromis entre le niveau de maturité des raisins, la température de récolte et la durée de la macération pré fermentaire. 

Pour s’assurer d’obtenir un vin rosé de qualité, le vinificateur doit également faire attention à la technique de récolte. Qu’elle soit manuelle ou mécanique, la cueillette doit être opérée de telle sorte que le raisin ne s’abîme pas. 

Le pressurage direct pour un vin rosé de qualité 

La livraison des vins rosés de qualité supérieure est fortement tributaire de la méthode d’obtention des jus ou moûts. Bien que lasaignée soit une technique utilisée depuis des lustres, elle ne permet pas d’avoir des vins rosés assez raffinés. Habituellement, les boissons obtenues par ce procédé sont trop brûlantes. Aussi, leurs rendements s’avèrent être faibles (20 %) à la macération. En plus de cela, les vins rosés issus de ce procédé s’obtiennent au bout d’un temps relativement long. C’est pour cela que la technique utilisée pour la production des rosés modernes est le pressurage direct

Comment se fait le pressurage direct ?

Le pressurage direct est une technique qui consiste à déverser directement la vendange dans un pressoir pneumatique, de manière à ce que la macération ne prenne que le temps du remplissage. Ainsi, l’extraction du jus est lancée automatiquement dans un cycle qui alterne différentes phases de rebêchage (avec des niveaux de pression de plus en plus élevés). Cela permet d’obtenir un moût au goût assez raffiné indispensable pour une fermentation alcoolique réussie. 

Toutefois, il est indispensable de faire un débourbage du moût obtenu. Cela permet de le clarifier, mais aussi d’assurer une bonne netteté aromatique. C’est l’étape ultime qui définit la couleur rosée du vin. Mieux le pressurage est fait et plus la couleur est prononcée.

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La fermentation alcoolique pour un vin plus stable

La fermentation alcoolique est le procédé qui consiste à transformer les différents sucres du jus ou moût en alcool sous l’action des levures. C’est l’étape ultime de la vinification. Se déroulant entre 12 et 25 °C, elle permet de corriger les imperfections du pressurage. Dans la production moderne des vins rosés, les levures sont généralement ajoutées pour accélérer la fermentation. 

Ainsi, au bout de 10 jours seulement, on atteint un niveau de fermentation adéquat pour avoir un vin rosé de bonne texture. A priori, il est recommandé de faire un contrôle continu à l’étape de la fermentation alcoolique. En effet, une fermentation alcoolique trop poussée peut entrainer le jaunissement du vin. Par ailleurs, il est fortement déconseillé de faire une fermentation malolactique pour les vins rosés. Cela permet d’avoir une meilleure fraîcheur à la dégustation. 

L’élevage et le décuvage : des étapes pour apprêter le vin rosé 

Après la fermentation alcoolique, le vinificateur procède à l’élevage des vins rosés. C’est un procédé qui prend généralement quelques semaines. Il favorise l’évolution et l’amélioration des arômes et de la structure complète du vin. Comme dans le cas des vins rouges, l’élevage des vins se fait dans des cuves inoxydables ou en barriques selon le type de vin rosé que l’on souhaite avoir. 

Quant au décuvage, c’est une étape de la vinification des rosés, à ne pas banaliser. Il consiste à faire une décantation, afin de séparer le vin de ses lies grossières. Le décuvage peut être suivi d’une simple filtration si la structure du vin n’est toujours pas bien raffinée. Après cela, il va falloir passer à l’embouteillage. Le vin rosé est ainsi prêt pour la consommation. Il faut juste trouver les bons accords mets et vins pour décupler votre niveau de satisfaction.